La Complémentaire Santé Solidaire

La Complémentaire Santé Solidaire s’adresse aux personnes disposant de ressources modestes et permet de réduire fortement, voire de supprimer, le reste à charge sur de nombreuses dépenses médicales. En 2026, les soins concernés sont pris en charge jusqu’à 100 % des tarifs fixés par la Sécurité sociale, dans les conditions prévues par le dispositif. Concrètement, pour une consultation chez un médecin traitant facturée 30 €, l’Assurance Maladie prend en charge 21 € et la Complémentaire Santé Solidaire couvre les 9 € complémentaires. La participation forfaitaire de 2 € n’est pas facturée au bénéficiaire, ce qui permet d’obtenir un reste à charge de 0 €. Les prises en charge peuvent être particulièrement importantes pour certains équipements. Une couronne dentaire relevant du panier 100 % santé et facturée 472,50 € peut ainsi être intégralement couverte. Pour une paire de lunettes du panier 100 % santé d’une valeur de 260 €, le reste à charge peut également être de 0 €. Le même principe s’applique à des aides auditives du panier 100 % santé facturées 1 600 € pour les deux oreilles dans l’exemple officiel. L’accès à cette protection dépend des ressources. Depuis le 1er avril 2026, une personne seule vivant en métropole peut bénéficier de la Complémentaire Santé Solidaire sans participation financière jusqu’à 10 421 € de ressources annuelles. Le plafond atteint 14 069 € par an pour bénéficier du dispositif avec participation financière.

Ces montants présentent un intérêt particulier pour les étudiants disposant de revenus limités, puisqu’une consultation, des lunettes ou des soins dentaires peuvent rapidement peser sur leur budget. Selon leur situation familiale et leurs ressources, ils peuvent bénéficier de la Complémentaire Santé Solidaire gratuitement ou moyennant une participation réduite. Pour les personnes âgées de moins de 30 ans, cette participation est fixée en 2026 à 8 € par mois, soit 96 € par an en métropole lorsque la couverture n’est pas accordée gratuitement. Le dispositif constitue ainsi une solution pour rembourser les frais de santé étudiants et éviter que certaines dépenses conduisent à reporter des soins. Les consultations médicales, l’hospitalisation, les médicaments, les soins dentaires et différents équipements peuvent être concernés, avec un tiers payant intégral qui dispense généralement d’avancer les frais couverts. Pour un étudiant confronté à des dépenses de santé régulières ou imprévues, cette prise en charge peut donc faciliter la gestion du budget tout en favorisant la continuité des soins pendant les études.